|
Le Château des Ducs de Bretagne, encadré par des douves et ses six grosses tours, a été le témoin de l'histoire de Nantes ; il symbolise l'enracinement breton de la ville. Cette forteresse, dont on retrouve trace dès le XIIème siècle, contrôlait une voie de passage stratégique menant de la Roche-Bernard vers Malestroit et Josselin. De puissantes familles l'occupèrent successivement jusqu'à la Révolution qui vit le démantèlement de la place forte dont subsistent encore d'imposantes ruines. Nantes est choisie comme capitale de la Bretagne en 937 et les ducs y édifient une demeure fortifiée pour leur résidence. Mais la construction du château actuel (1466) date du règne du dernier Duc, le fastueux François II, père d'Anne de Bretagne, qui épousera deux rois de France : Charles VIII puis Louis XII. Le Château répond à un double besoin : offrir une résidence confortable à une cour nombreuse et se protéger à une époque où les conflits avec la France s'exacerbent.
Construite en 988 et abandonnée en 1250, une première forteresse est érigée là où se trouve actuellement la place du Bouffay. C'est le "Chastel de la Tour Neuve", construit plus en amont sur un terrain marécageux, qui deviendra le véritable Château des Ducs. Il est fortifié et embelli par le Duc François II, en 1466, par sa fille, Anne de Bretagne, épouse de Louis XII et, enfin, par le Duc de Mercœur. En 1532, François Ier y proclama "l'union perpétuelle des pays et duché de Bretagne, avec le Royaume de France".
Le célèbre Édit de Nantes, qui donnait un statut légal aux protestants et leur reconnaissait la liberté de culte, y fut signé par Henri IV en 1598. En 1670, le château est fortement endommagé par un incendie, puis, plus tard, les alentours sont modifiés par la construction des quais (1809) et le comblement du bras de la Loire (1930). |
|
Le Château des Ducs de Bretagne |
|
|
| |
| |
 | |